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Migrer un site WordPress sans perdre son référencement

Changer d’hébergeur, de domaine ou de version sans perdre une page : la méthode pas à pas, les redirections, la Search Console et les pièges à éviter.

Création de site5 min de lecture
Un pont blanc entre deux serveurs noirs, une file de petites pages blanches qui passe de l’un à l’autre
Sommaire7 parties · 5 min de lecture

Changer d’hébergeur, passer à un nouveau nom de domaine, déménager un site sur une version récente : une migration WordPress bien faite ne se voit pas. Vos visiteurs ne remarquent rien, Google suit, et vos positions restent les mêmes. Mal faite, elle coupe le site, casse les adresses, et fait disparaître de Google des pages qui y étaient depuis des années.

La différence tient à une méthode, et à l’ordre des étapes. La voici, pas à pas, avec les recommandations officielles de Google et les pièges les plus fréquents.

Trois migrations, trois niveaux de risque

  1. Même domaine, nouvel hébergeur. Les adresses ne changent pas : le risque porte surtout sur la coupure du site, des e-mails et des formulaires pendant la bascule.
  2. Nouveau nom de domaine. Toutes les adresses changent : chaque ancienne page doit être redirigée vers la nouvelle, et Google prévenu.
  3. Nouvelles adresses sur le même domaine, par exemple lors d’une refonte : même travail de redirection, page par page.

Plus les adresses changent, plus la préparation compte.

Avant la migration

  • Faites l’inventaire de toutes les adresses du site : plan du site, Search Console, statistiques de visite. Notez celles qui reçoivent des visites et des liens.
  • Faites une sauvegarde complète : les fichiers et la base de données, rangée hors de l’ancien et du nouvel hébergement.
  • Vérifiez la compatibilité du nouvel hébergement : version de PHP, version de la base de données, extensions du serveur. WordPress recommande aujourd’hui PHP 8.3 ou plus.
  • Pensez aux e-mails. Si votre messagerie est chez l’ancien hébergeur, sa migration se prépare à part : c’est l’oubli qui coupe le plus d’entreprises.
  • Réduisez la durée de mise en cache de vos réglages DNS un ou deux jours avant, pour que la bascule soit prise en compte rapidement.

Pendant la migration

  1. Copiez les fichiers et la base de données vers le nouvel hébergement.
  2. Remplacez l’ancienne adresse par la nouvelle dans la base, si le domaine change. Faites-le avec un outil qui respecte les données sérialisées de WordPress, comme la commande wp search-replace de WP-CLI ou une extension de migration reconnue : un simple rechercher-remplacer dans le fichier SQL casse les réglages des extensions.
  3. Testez le site sur le nouvel hébergement avant la bascule : pages, images, formulaires, paiement, connexion à l’administration, HTTPS.
  4. Basculez en modifiant le DNS, à une heure creuse, un jour où quelqu’un peut corriger.

Après la migration

  • Redirigez chaque ancienne adresse vers la nouvelle avec une redirection permanente, si les adresses ont changé. Google recommande des redirections côté serveur, sans chaînes, et déconseille d’envoyer toutes les anciennes pages vers l’accueil.
  • Envoyez le nouveau plan du site dans la Search Console.
  • Utilisez l’outil « Changement d’adresse » de la Search Console, mais seulement si vous changez de nom de domaine ou de sous-domaine : il ne sert pas pour un simple changement d’hébergeur.
  • Surveillez la Search Console pendant plusieurs semaines : erreurs d’exploration, pages indexées, requêtes. Google prévient que la visibilité peut fluctuer temporairement pendant une migration.
  • Gardez les redirections au moins un an, comme le recommande Google, et l’ancien hébergement jusqu’à ce que tout soit vérifié, e-mails compris.

Les pièges qui font chuter un site migré

  • Le site invisible pour Google. Dans Réglages, puis Lecture, la case « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site », cochée sur la copie de travail, part avec la migration. Vérifiez-la le jour même.
  • Un fichier robots.txt de test qui bloque tout le site.
  • Des images et des scripts encore en http://, qui affichent des alertes de sécurité ou cassent la mise en page.
  • Les formulaires muets, parce que l’envoi des e-mails dépendait de l’ancien serveur.
  • Les tâches planifiées oubliées : sauvegardes, envois automatiques, synchronisations.
  • L’ancien hébergement résilié trop tôt, avec les e-mails et la dernière sauvegarde dedans.
  • Un cache ou un CDN qui continue de servir l’ancienne version, et fait croire que la migration a échoué, ou réussi.

Un exemple de migration réussie

Pour une agence web, nous avons migré de Joomla 3 à Joomla 6 le site d’une collectivité : sur 542 anciennes adresses de pages, 537 fonctionnent toujours. Ce n’était pas du WordPress, mais la méthode est la même : inventaire, copie testée, redirections une à une, vérification après la bascule et dans la Search Console.

Combien coûte une migration

Chez WS Agency, la migration d’un site coûte 790 € HT, puis 490 € HT par site supplémentaire. Elle comprend l’inventaire des pages et des adresses avant migration, la migration sur une copie testée avant la bascule, les redirections une à une, et la vérification après bascule et dans la Search Console. Le site n’est pas coupé : la bascule se fait en quelques minutes, à l’heure que vous choisissez.

Comment migrer un site WordPress sans perdre son référencement ?

En gardant les mêmes adresses quand c’est possible, en redirigeant chaque ancienne adresse vers sa nouvelle page sinon, en testant le site sur le nouvel hébergement avant la bascule, puis en envoyant le nouveau plan du site à Google et en surveillant la Search Console pendant plusieurs semaines.

Le changement d’hébergeur fait-il perdre des positions sur Google ?

Pas s’il est bien fait : les adresses ne changent pas, et Google suit le site sur son nouveau serveur. Le risque porte surtout sur une coupure, un site plus lent ou une case « ne pas indexer » restée cochée.

Combien de temps garder les redirections après une migration ?

Au moins un an, d’après Google, et en pratique aussi longtemps que possible : des liens anciens continuent de pointer vers les anciennes adresses pendant des années.

Faut-il utiliser l’outil « Changement d’adresse » de Google ?

Seulement si vous changez de nom de domaine ou de sous-domaine. Pour un changement d’hébergeur, de http vers https ou d’adresses sur le même domaine, il ne sert pas.

Peut-on migrer un site WordPress soi-même ?

Oui, avec une extension de migration et de la méthode, pour un petit site sans boutique. Faites une sauvegarde complète avant, testez avant de basculer, et gardez l’ancien hébergement jusqu’à ce que tout soit vérifié.

Combien de temps dure une migration WordPress ?

La bascule elle-même prend quelques minutes. La préparation et les tests prennent plus de temps, selon la taille du site, sa boutique éventuelle et ses e-mails.


Une migration se prépare plus qu’elle ne se fait. Si la vôtre vous inquiète, ou si votre site tourne sur une version qui n’est plus mise à jour, découvrez notre offre de migration ou parlons de votre projet. Pour un site à refaire en même temps, voyez plutôt la refonte.

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