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Freelance ou agence web pour créer son site internet : comment choisir, et ce que coûte chacun

Freelance ou agence web pour créer votre site : quand chacun est le bon choix, les tarifs relevés en 2026, les questions à poser et les pièges des deux côtés.

Création de site11 min de lecture
Deux ateliers en maquette blanche reliés par un chemin : à gauche une personne seule à son bureau, à droite une équipe autour d’une table, et un client à la croisée, près d’une lanterne verte
Sommaire11 parties · 11 min de lecture

Si vous ne créez pas votre site vous-même, vous le confierez à un freelance, qui travaille à son compte, ou à une agence web, qui réunit plusieurs personnes et plusieurs métiers. Les deux font du très bon travail, et parfois du moins bon. Le statut compte moins que trois questions : ce que comprend le prix, à qui appartient le site à la fin, et qui s’en occupe le jour où quelque chose casse.

Ce guide vous aide à trancher : quand chacun est le bon choix, ce qu’il coûte d’après les tarifs publiés en 2026, les questions à poser et les pièges des deux côtés. Pour la publicité en ligne, la même question a son guide : consultant, freelance ou agence Google Ads.

Freelance ou agence web : la vraie différence

Un freelance web, ou indépendant, travaille seul, en micro-entreprise, en société ou en portage salarial. Vous parlez directement à la personne qui conçoit et développe votre site. Beaucoup s’appuient sur un réseau : graphiste, rédacteur, spécialiste du référencement.

Une agence web est une entreprise où plusieurs personnes se partagent le projet : rédaction, design, développement, référencement, suivi. Le mot recouvre des structures très différentes, et certaines confient une partie du travail à des freelances.

Critère Freelance Agence web
Interlocuteur celui qui fait le site souvent un chef de projet
Métiers un, plus un réseau plusieurs, réunis
Prix souvent plus bas souvent plus élevé
Absence, arrêt à prévoir par écrit à vérifier aussi
Idéal pour un projet clair un projet à plusieurs métiers

Ce sont des tendances, pas des règles : un freelance expérimenté mène très bien un projet ambitieux, et une agence peut confier votre site à une seule personne, débutante.

Quand un développeur web freelance est le bon choix

  • Le projet est clair et délimité : quelques pages, une liste arrêtée, des contenus prêts.
  • Vous voulez parler à la personne qui fait, sans intermédiaire, et décider vite.
  • Vous cherchez un spécialiste : un développeur WordPress ou Shopify chevronné, une fonction à ajouter à un site existant.
  • Votre budget est serré et vous pouvez écrire les textes ou fournir les photos.
  • L’entretien est réglé : le freelance le propose par écrit, ou quelqu’un d’autre s’en charge.

Son prix plus bas tient d’abord à des frais de structure plus légers. À lui seul, il ne dit rien de la qualité du travail.

Quand une agence web est le bon choix

  • Le projet réunit plusieurs métiers : textes, design, développement, référencement, parfois un logo ou des campagnes publicitaires.
  • Le site est au cœur de votre activité : une boutique en ligne, un site qui amène l’essentiel de vos demandes, des connexions à vos outils de gestion.
  • Une date ne peut pas glisser : une ouverture, un salon, une saison.
  • Vous voulez un seul responsable pour la création puis l’entretien, sur plusieurs années.
  • Vous n’avez pas le temps de coordonner plusieurs prestataires.

Une agence coûte en général plus cher : elle paie plusieurs personnes, des outils, de la gestion de projet. Ce surcoût n’a de sens que s’il vous apporte du concret : plusieurs métiers réellement mobilisés, un suivi écrit, et quelqu’un qui répond quand la personne qui suit votre dossier est absente.

Tarif d’un freelance pour créer un site internet

Les freelances affichent le plus souvent un tarif journalier. Le baromètre de Malt, une plateforme de mise en relation avec des freelances, calculé sur les profils actifs ces trois derniers mois, affichait le 24 octobre 2026 ces moyennes :

  • développeur WordPress : 290 € par jour jusqu’à deux ans d’expérience, 361 € de trois à sept ans, 448 € de huit à quinze ans, 499 € au-delà ;
  • webdesigner, de huit à quinze ans d’expérience : 422 € ;
  • rédacteur web, de huit à quinze ans d’expérience : 372 €.

Ce sont des tarifs affichés sur les profils, pas des prix de sites. Pour en déduire le prix d’un site WordPress chez un freelance, il faut le nombre de jours : à 448 € la journée, cinq jours font 2 240 € et dix jours 4 480 €. Demandez donc combien de jours le devis prévoit, et pour quoi faire : maquette, textes, développement, tests, mise en ligne. Si le site mobilise aussi un webdesigner et un rédacteur, leurs journées s’ajoutent, même quand un seul freelance coordonne le tout.

Le prix d’une agence

Chaque agence compte à sa façon : au forfait, à la journée ou par lots. Notre guide sur le prix d’un site internet donne les fourchettes du marché, et nos propres prix sont publiés : un site essentiel coûte 1 290 € HT, à prix fixe.

Hors taxes ou toutes taxes comprises

Un freelance qui bénéficie de la franchise en base de TVA ne facture pas de TVA (sa facture porte une mention qui renvoie à l’article 293 B du code général des impôts) : le prix affiché est celui que vous payez. Si votre entreprise récupère la TVA, comparez les prix hors taxes. Si vous ne la récupérez pas, comme beaucoup d’associations, comparez les montants réellement payés : un site à 1 290 € HT vous coûte alors 1 548 € TTC.

Devis de création de site WordPress : comparer un freelance et une agence

Deux devis ne se comparent que s’ils décrivent le même site. Envoyez à chacun le même document : objectifs, pages, fonctions, qui écrit les textes, budget, date. Notre modèle de cahier des charges tient en quelques pages.

Comparez ensuite ligne par ligne : textes, maquette, référencement de base, date de mise en ligne, propriété du code et du nom de domaine, prix de l’entretien. Pour un site WordPress, demandez aussi quel thème et quelles extensions seront utilisés, gratuits ou payants, et à quel nom seront les licences. Calculez enfin le coût sur trois ans, entretien compris : c’est souvent lui qui change le classement. Notre guide sur le devis de site internet montre un devis complet et une grille pour comparer.

Évaluer un prestataire : les questions à poser

Freelance ou agence, demandez les réponses par écrit :

  1. Pouvez-vous me montrer des sites réalisés, encore en ligne, et me mettre en contact avec un client ?
  2. Qui fera concrètement le travail ? Vous, un salarié, un sous-traitant ?
  3. Qui écrit les textes, et qui fournit les photos ?
  4. Le prix est-il fixe ? Qu’est-ce qui pourrait le faire bouger ?
  5. Quelle date de mise en ligne, et qu’est-ce qui la fait courir ?
  6. À quel nom seront le domaine, l’hébergement et les comptes ?
  7. Le contrat prévoit-il la cession des droits et la remise du code ?
  8. Qui entretient le site ensuite, à quel prix, avec quel engagement ?
  9. Qui vous remplace pendant vos congés, ou si vous arrêtez ?

Vérifiez aussi que l’entreprise est active : l’Annuaire des entreprises, le site de l’administration qui publie les informations légales des entreprises, indique ses dirigeants, ses établissements, et si elle a cessé son activité. Lisez ses avis, et demandez si elle est assurée en responsabilité civile professionnelle.

Propriété du site : ce qui doit être à votre nom

C’est le point le plus souvent oublié, des deux côtés.

Les droits d’auteur. Les textes, les visuels et le code d’un site peuvent être protégés par le droit d’auteur. Leur auteur en est titulaire du seul fait de leur création, même s’il a travaillé pour un client (article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle). Pour que ces droits vous soient transmis, il faut un contrat écrit (article L131-2) qui cite chaque droit cédé et en précise l’étendue, la destination, le lieu et la durée (article L131-3). Payer la facture ne suffit pas.

Le nom de domaine. « Un nom de domaine ne s’achète pas », rappelle l’Afnic, qui gère le .fr : son titulaire reçoit un droit d’utilisation exclusif pour une durée définie, et sa transmission demande la validation du titulaire. Enregistré au nom du prestataire, c’est lui qui en est titulaire. Vérifiez dès la commande qu’il est au nom de votre entreprise.

L’hébergement et les comptes. Hébergeur, Search Console, mesure d’audience, fiche Google, compte de paiement d’une boutique : tous à votre nom, avec un accès donné au prestataire. Le jour où vous en changez, vous retirez un accès au lieu de tout recréer.

Les licences. Un thème ou une extension payante doit être acheté à votre nom, ou sa licence vous être transférée. Sinon, vous risquez de perdre ses mises à jour quand le prestataire ne renouvelle plus la sienne.

Maintenance et continuité : si la personne s’arrête

Un site ne se termine pas à sa mise en ligne. WordPress, ses extensions et le serveur reçoivent des correctifs de sécurité toute l’année, comme l’a rappelé la faille PHP du 21 octobre 2026. Quelqu’un doit les installer, vérifier que rien n’a cassé, et garder des sauvegardes : prévoyez-le dans un contrat d’entretien écrit.

Avec un freelance, la question est simple : qui s’en occupe pendant ses vacances, s’il tombe malade, s’il change de métier ? Une agence n’est pas à l’abri non plus : elle peut fermer, être rachetée, ou perdre la seule personne qui connaissait votre site. Dans les deux cas, ce qui vous protège, c’est ce que vous avez entre les mains :

  • les accès administrateur du site, de l’hébergement et du nom de domaine, à votre nom ;
  • une sauvegarde récente, stockée ailleurs que chez le prestataire ;
  • le code source, ou une copie complète du site ;
  • une note qui liste le thème, les extensions, leurs licences et les réglages particuliers ;
  • la cession des droits, signée.

Avec ces cinq éléments, n’importe quel professionnel peut reprendre votre site sans repartir de zéro. Sans eux, la reprise commence par une enquête.

Les pièges, des deux côtés

Côté freelance

  • Le nom de domaine et l’hébergement pris à son nom, « pour aller plus vite ».
  • Un devis d’une ligne, sans liste de pages ni cession des droits.
  • Rien de prévu pour les absences, ni pour l’entretien.
  • Un tarif journalier attractif, sans dire ce que couvrent les jours.

Côté agence

  • Le commercial qui signe, puis un interlocuteur différent à chaque appel.
  • Une sous-traitance non dite : vous ne savez pas qui fait le travail.
  • Le site « offert » contre un abonnement de trente-six ou quarante-huit mois, et qui ne vous appartient pas.
  • Un outil maison dont votre site ne peut pas sortir.
  • Des options indispensables facturées à part : formulaire, version mobile, pages légales.

Des deux côtés : la promesse d’une première page sur Google, que personne ne peut faire honnêtement, l’absence de date de livraison, et le paiement intégral à la commande.

Ce que nous faisons

Nous sommes une agence web installée à Chambéry. Nos prix de création de site sont publiés et fixes, hors taxes : 1 290 € pour un site essentiel d’une à cinq pages, livré en trois semaines ; 2 490 € pour un site vitrine de six à douze pages, en quatre à six semaines ; dès 3 490 € pour une boutique en ligne. Les délais courent à partir de la validation de la maquette et des contenus. Prix et date de mise en ligne sont écrits dans le devis ; seul un changement de périmètre que vous demandez, chiffré par écrit avant d’être fait, peut faire bouger le prix.

Chaque site comprend les textes rédigés avec vous, la maquette validée avant le développement, le référencement de base, les pages légales et une heure de prise en main. Le nom de domaine est à votre nom, et le site vous appartient au paiement complet : code et accès vous sont remis. L’entretien se fait ensuite avec Boost, dès 99 € HT par mois, sans engagement, avec un mois de préavis. Vous pouvez aussi garder votre site sans nous : tout ce qu’il faut pour le reprendre est entre vos mains.

Votre site a été créé par un prestataire qui n’est plus disponible ? Nous le reprenons, après un diagnostic à 190 € HT, déduit du projet si vous continuez avec nous.

Combien coûte un site web créé par un freelance ?

Les freelances affichent surtout un tarif journalier. Le 24 octobre 2026, le baromètre de Malt donnait en moyenne 448 € par jour pour un développeur WordPress de huit à quinze ans d’expérience, et 290 € en début de carrière. Le prix du site dépend du nombre de jours prévus et de ce qu’ils comprennent.

Freelance ou agence : lequel coûte le moins cher ?

Le plus souvent le freelance, à périmètre égal, parce qu’il a moins de frais de structure. Comparez pourtant ce que chaque devis comprend, et le coût sur trois ans, entretien compris. Si vous ne récupérez pas la TVA, comparez les montants toutes taxes comprises.

Un site créé par un freelance m’appartient-il ?

Pas automatiquement, pas plus qu’un site créé par une agence. Exigez une cession des droits écrite, la remise du code et des accès, et un nom de domaine au nom de votre entreprise.

Que faire si mon développeur web freelance ne répond plus ?

Vérifiez sur l’Annuaire des entreprises si son activité est toujours en cours, puis rassemblez vos accès : site, hébergeur, bureau d’enregistrement du domaine. Si le domaine est à son nom, sa transmission demande son accord. Pour un .fr bloqué, l’Afnic permet de saisir gratuitement un médiateur, puis, dans les cas prévus par la loi, d’engager une procédure pour récupérer le nom.

Où trouver un développeur web freelance ?

Par recommandation, ou sur une plateforme comme Malt ou Codeur.com. Regardez ensuite ses sites en ligne, et appelez un ancien client.

Sources


Vous avez un projet, ou un devis de freelance à mettre en face d’un autre ? Écrivez-nous : vous recevez un devis à prix fixe, avec sa date de mise en ligne, à comparer ligne par ligne.

Votre projet commence par un message.

Une réponse dans l’heure ouvrée, puis un devis à prix fixe avec sa date. Tout ce que nous livrons vous appartient.